C’était un mardi de novembre, il y a cinq ans. Une impulsion totale : je suis montée dans ma voiture à Lyon à 6h du matin, j’ai pris l’A7 direction Marseille puis l’A8 vers l’Italie, et je me suis retrouvée trois heures et demie plus tard devant les halles du marché de San Remo. Aucun plan. Juste l’envie de changer d’air et une vague idée de rapporter de l’huile d’olive. Ce qui m’a frappée en poussant la porte du marché couvert, c’est le silence relatif. Pas de foule, pas de touristes. Un vendeur de fromages m’a tendu un morceau de pecorino sans que je lui demande rien, en expliquant dans un mélange d’italien et de français maladroit d’où venaient ses bêtes. J’ai compris que j’allais revenir.
Depuis, je fais ce trajet trois ou quatre fois par an. J’ai testé le marché san remo sous tous les angles : le mardi calme, le samedi en pleine saison touristique, en juillet sous la canicule et en février sous la pluie ligurienne. J’ai rapporté des trésors et je me suis aussi fait avoir. Ce guide, c’est tout ce que j’aurais aimé savoir avant ma première visite.

Marché de San Remo : les essentiels en un coup d’oeil
- Jours du grand marché : mardi et samedi (marché couvert + marché extérieur simultanément)
- Horaires : mardi 8h30-13h30, samedi 6h00-13h30 (jusqu’à 14h en haute saison)
- Marché couvert seul : ouvert du lundi au samedi, 6h30-13h (et samedi après-midi 16h-19h)
- Adresse : Via Martiri della Libertà 5, 18038 Sanremo (centre-ville)
- Meilleur jour pour les gourmands : mardi pour la tranquillité et le dialogue avec les producteurs, samedi pour l’ambiance et le choix maximum
- Marché aux fleurs (distinct) : Via Quinto Mansuino, lundi et mercredi de 6h à 12h
Le Mercato Annonario di Sanremo : un marché en deux parties bien distinctes
Ce que la plupart des articles ne précisent pas, c’est que le marché de San Remo fonctionne en réalité comme deux marchés superposés autour des mêmes halles. Les ignorer, c’est rater l’essentiel ou, à l’inverse, se retrouver déçu par quelque chose qu’on ne cherchait pas.
La première partie, c’est le marché couvert, officiellement appelé Mercato Annonario di Sanremo. C’est lui, le coeur du sujet pour qui s’intéresse à la gastronomie italienne. Des étals tenus depuis des générations par les mêmes familles : fruits et légumes de la région, poissons frais (dont les fameuses crevettes rouges de San Remo), charcuteries, fromages affinés, pâtes fraîches artisanales. La qualité est sérieuse, les prix raisonnables comparés à Lyon, et les vendeurs prennent le temps de faire goûter. Ce marché couvert est ouvert du lundi au samedi, même les jours sans grand marché extérieur.
La deuxième partie, c’est le marché extérieur, installé autour des halles sur la Via Martiri della Libertà et la Piazza Eroi Sanremesi. Il n’a lieu que les mardis et samedis. Vêtements, chaussures, maroquinerie, articles pour la maison. Sa réputation de destination shopping pour les frontaliers français s’est construite sur des décennies de cuirs italiens authentiques à prix raisonnables. La réalité d’aujourd’hui est plus nuancée, j’y reviendrai sans détour.
Ce marché san remo existe depuis la fin du XIXe siècle. Il est situé à 20 kilomètres de Vintimille et à une vingtaine de kilomètres de la frontière française. Contrairement à beaucoup de marchés touristiques de la région, il fonctionne toute l’année, sans fermeture estivale ni hivernale.
Mardi ou samedi : le vrai face-à-face pour choisir votre journée
C’est la question que tout le monde pose avant de partir. La réponse honnête, c’est que les deux jours offrent des expériences réellement différentes. Voici ce que cinq ans de visites m’ont appris :
| Critère | Mardi | Samedi |
|---|---|---|
| Horaires marché extérieur | 8h30 – 13h30 | 6h00 – 13h30 (14h en haute saison) |
| Affluence | Calme, clientèle majoritairement locale | Animé, familles, touristes français, Italiens |
| Nombre de stands | Marché complet, légèrement moins fourni | Maximum de stands, plus grand choix sur tout |
| Dialogue avec les vendeurs | Excellent – ils ont le temps | Possible avant 9h, difficile après |
| Produits frais (poissons, gamberi) | Disponibles, moins de compétition | Partent vite – arriver avant 8h30 |
| Idéal pour | Les gourmands, les familles, ceux qui veulent choisir tranquillement | L’ambiance, le shopping textile, les voyageurs pressés le week-end |
| Mon choix personnel | Mon favori pour les produits frais | Quand je veux l’expérience totale, ambiance incluse |
Le mardi, j’arrive vers 9h, je fais le tour du marché couvert sans me battre pour atteindre les étals. Les vendeurs ont le temps de me raconter d’où vient leur huile d’olive, de me faire goûter trois fromages différents avant que j’en choisisse un. C’est cette expérience-là que je cherche quand je fais la route depuis Lyon.
Le samedi, l’ambiance est franchement festive dès l’ouverture. Si vous venez depuis Nice ou Menton un week-end, c’est le choix logistique le plus simple. Arrivez avant 9h pour avoir accès aux meilleurs produits avant qu’ils ne soient épuisés. Un conseil sur lequel tous les habitués s’accordent : évitez les samedis de juillet et août si vous voulez faire vos courses tranquillement. En pleine saison, l’affluence est telle qu’on passe plus de temps à se frayer un chemin qu’à choisir des olives.
Horaires complets et comment rejoindre le marché de San Remo
Les horaires du marché de San Remo méritent d’être clarifiés, parce qu’ils diffèrent selon quelle partie vous visez :
- Marché extérieur (vêtements, maroquinerie, divers) : mardi de 8h30 à 13h30, samedi de 6h à 13h30
- Marché couvert alimentaire : lundi au samedi de 6h30 à 13h. Le samedi, une session d’après-midi de 16h à 19h
- Attention aux jours fériés italiens : le 25 avril (Fête de la Libération), le 2 juin (Fête nationale), le 15 août (Ferragosto), Noël et quelques fêtes religieuses locales entraînent une fermeture totale. Vérifiez avant de prendre la route.
Depuis Lyon : comptez 3h30 à 4h en voiture via l’A7 direction Marseille, puis l’A8 jusqu’à Sanremo. Le péage aller coûte environ 35-40 euros. En train, il faut passer par Nice ou Menton et changer pour rejoindre Sanremo, ce qui rallonge considérablement le trajet. La voiture reste de loin la solution la plus pratique depuis Lyon, surtout pour ramener des achats.
Depuis Nice : 1h15 à 1h30 en voiture selon la circulation sur l’A8. En train direct depuis la gare de Nice-Ville, comptez environ 40 minutes jusqu’à la gare de Sanremo, à 10-12 minutes à pied du marché. La solution train est intéressante si vous venez léger – moins pratique si vous voulez rentrer avec deux kilos d’olives et des trofie fraîches.
Pour le parking, plusieurs parkings payants se trouvent à 200-300 mètres des halles. Le samedi matin, inutile de chercher une place gratuite dans les rues : vous perdrez du temps précieux pendant que d’autres arrivent avant vous sur les meilleurs stands.
Ce que je rapporte à chaque fois du marché couvert
C’est le coeur du sujet et la raison principale pour laquelle je fais la route depuis Lyon. Le marché couvert du marché san remo offre des ingrédients liguriens qu’on ne trouve pas en France, ou qu’on y trouve dans des versions tellement édulcorées que c’est presque un autre produit.
Les olives taggiasche sont mon achat numéro un absolu. Ces olives DOP cultivées sur les collines de l’arrière-pays ligurien ont une saveur douce, légèrement sucrée, sans l’amertume agressive de certaines olives du commerce. Je les achète marinées à l’huile et aux herbes aromatiques. Certains producteurs proposent aussi l’huile d’olive issue de ces mêmes olives : c’est une des meilleures huiles d’Italie, fruitée et douce. Cherchez les stands avec de vrais producteurs (ils expliquent leur domaine, montrent des photos de leurs oliviers) plutôt que les revendeurs qui ont tout le même stock de bocaux industriels.
La focaccia ligurienne s’achète chaude et se mange sur place ou dans la voiture du retour. Fine, très huileuse (c’est voulu et c’est parfait), elle ne ressemble à rien de ce qu’on trouve en France. La focaccia al formaggio, fourrée de stracchino fondu, est encore différente : c’est un choc gustatif à faire au moins une fois. En acheter une pour la route depuis Lyon est une très bonne idée. Elle supporte bien les 4h de trajet.
Les gamberi di Sanremo – les crevettes rouges de San Remo – méritent qu’on s’y arrête. Pêchées au large de la ville, d’un rouge vif avec une chair sucrée exceptionnelle, elles se dégustent crues en carpaccio avec un filet d’huile d’olive et un peu de citron. Elles sont saisonnières (printemps et automne principalement) et fragiles. Si vous en voyez au marché couvert, achetez-en et mangez-les le jour même. Elles ne font pas le voyage jusqu’à Lyon.
Les pâtes fraîches artisanales disparaissent dans mes sacs à chaque visite. Les trofie (courtes et torsadées, conçues pour le pesto génois), les ravioli di borragine (farcis aux feuilles de bourrache, spécialité 100% ligurienne) et les corzetti (petits disques gaufrés d’un blason) représentent une tradition de pâtes que les industriels n’ont pas encore réussi à copier. À consommer dans les 48 heures ou à congeler dès le retour.
Les fromages valent aussi le détour : le pecorino ligurien est plus doux et moins salé que son cousin sarde, la mozzarella di bufala fraîche vendue au marché couvert n’a rien à voir avec la version en sachet du supermarché. Le parmesan affiné 30 mois à des prix très inférieurs à ceux de France est un classique que les habitués rapportent régulièrement. Emballez-le sérieusement pour le trajet.
Les citrons de la Ligurie m’ont d’ailleurs longtemps inspirée pour ma recette de tarte au citron meringuée : leur zeste est moins amer que les citrons traités qu’on trouve en grande surface, ce qui change vraiment le résultat final d’une crème de citron. Et de retour à Lyon avec les abricots du marché couvert en saison, ma pâte sablée devient la base d’une crostata italienne improvisée qui disparaît le soir même.
Les 5 achats à ne pas rater au marché couvert
- Olives taggiasche DOP marinées : choisissez un producteur qui explique son domaine, pas un revendeur avec des bocaux industriels
- Focaccia ligurienne chaude : la manger sur place ou au maximum dans les 4 heures, enveloppée dans du papier sulfurisé
- Gamberi di Sanremo (crevettes rouges) : saisonnier printemps-automne, à consommer le jour même, pas de trajet retour possible
- Trofie ou ravioli di borragine frais : fabriqués sur place, à congeler dès le retour si non consommés dans 48h
- Pesto génois artisanal en bocal : vérifier les ingrédients, basilic ligurien DOP + pignons italiens + parmesan, pas de fromage de substitution ni d’anacarde
Le marché extérieur : les vraies bonnes affaires et les pièges classiques
Je vais être directe, parce que les guides de voyage qui survendent ce qu’ils décrivent ne servent personne. Le marché extérieur du marché de San Remo a perdu une grande partie de son lustre historique. Il était autrefois la destination des frontaliers français venus s’approvisionner en cuirs italiens authentiques. La réalité en 2026, c’est qu’une proportion importante des stands propose des contrefaçons ou des articles de piètre qualité fabriqués hors d’Italie.
Ce qui vaut encore la peine de chercher :
- Les cuirs italiens authentiques : il en reste quelques artisans sérieux. Pour les reconnaître, la règle est simple : touchez (le vrai cuir est souple et chaud), sentez (odeur de cuir tanné, pas de plastique), regardez les coutures (régulières, résistantes) et demandez d’où vient la pièce. Si le vendeur ne sait pas ou change de sujet, passez votre chemin.
- Le linge de maison : nappes, serviettes de plage, torchons en lin. Les prix restent bien inférieurs à ceux pratiqués en France pour une qualité correcte.
- Les vêtements basiques : t-shirts de bonne facture, sous-vêtements, linge de sport. Pas glamour, mais utile et honnêtement tarifé.
Ce que je recommande d’éviter : les sacs à logos de marques de luxe à 15 euros, les bijoux fantaisie présentés comme « argent artisanal », et les huiles d’olive dans les stands extérieurs à prix suspicieusement bas. Ma règle personnelle : le marché extérieur, je le traverse pour l’ambiance. Mes euros restent dans le marché couvert.
De retour de San Remo : des recettes pour vos ingrédients liguriennes
Les abricots et citrons du marché couvert de San Remo, c’est aussi une belle base pour pâtisser au retour :
- – Ma tarte au citron meringuée : avec les citrons liguriens, le zeste change tout
- – Ma tarte aux abricots : idéale pour les beaux abricots du marché couvert en été
- – Ma pâte sablée : la base parfaite pour une crostata à l’italienne
- – Comment réussir un fond de tarte : pour que votre crostata ne soit pas molle du dessous
- – Ma tarte tatin : parfaite en automne avec les pommes du marché couvert de San Remo
Que manger sur place et où se poser après le marché de San Remo
Le marché san remo creuse l’appétit et San Remo mérite deux ou trois heures supplémentaires si vous avez le temps devant vous.
Sur place, au marché couvert : commandez la focaccia. C’est simple, ça coûte 2 euros le morceau, et c’est la meilleure décision de la matinée. Certains stands proposent aussi de la sardenaira chaude : cette pizza ligurienne garnie de tomates, anchois, olives noires et origan est l’ancêtre direct de la pizza napolitaine. La farinata, galette à base de farine de pois chiche cuite au feu de bois, croustillante à l’extérieur et moelleuse à l’intérieur, mérite aussi de s’arrêter.
Pour déjeuner : remontez vers le vieux quartier de la Pigna plutôt que de manger dans les restaurants qui affichent leur menu en cinq langues juste en face du marché. Dans les ruelles adjacentes au Corso Matteotti, les petites trattorias locales offrent un bien meilleur rapport qualité-prix. Commandez des trofie al pesto, des ravioli di borragine al burro e salvia ou un carpaccio de gamberi. Si vous voyez du brandacujun à la carte, c’est une purée de morue et pommes de terre ligurienne qu’il faut goûter au moins une fois.
Pour un dessert ou un café : la pâtisserie Profumo, sur la via Palazzo, existe depuis 1827. Des biscuits aux amandes, des baci di dama, des fruits confits selon des recettes qui n’ont pas bougé depuis des générations. C’est exactement le genre d’endroit qui me donne envie de rentrer à Lyon avec des idées dans la tête. Les canestrelli (petits biscuits au beurre en forme de fleur) voyagent très bien.
Mes astuces de voyageuse pour le marché de San Remo
- Arrivez tôt : avant 9h le samedi pour les meilleurs produits frais, avant 10h le mardi pour être tranquille avant les déjeuners
- Cash uniquement : la grande majorité des vendeurs n’acceptent pas la carte. Prévoyez des euros, une centaine pour une belle visite
- Emportez vos propres sacs : grands cabas ou sacs isothermes pour les fromages et la charcuterie, bouteilles d’eau pour l’huile d’olive
- Marché couvert d’abord : commencez par le marché couvert avant le marché extérieur. L’alimentaire est ce qui justifie vraiment la route
- Vérifier les jours fériés : quelques dates italiennes ferment tout le marché, consultez le calendrier avant de partir de Lyon
- Le vrai cuir : si vous cherchez de la maroquinerie authentique, demandez l’origine, touchez, sentez. Un bon sac en cuir vaut entre 60 et 120 euros sur ce marché. Moins cher que ca, c’est du synthétique
Questions sur le marché de San Remo
Tout ce qu’on ne vous dit pas toujours avant d’y aller
Le grand marché extérieur (vêtements, maroquinerie, etc.) n’est ouvert que les mardis et samedis matin. En revanche, le marché couvert alimentaire (fruits, légumes, poissons, fromages, charcuteries) est ouvert du lundi au samedi de 6h30 à 13h. Le dimanche, tout est fermé. Quelques jours fériés italiens spécifiques (Ferragosto le 15 août, fête nationale le 2 juin, etc.) entraînent également une fermeture complète. Pensez à vérifier avant de faire la route.
Depuis la gare de Nice-Ville, des trains directs rejoignent la gare de Sanremo en environ 40 minutes. La gare de Sanremo se trouve à 10-12 minutes à pied du marché couvert. Le train est une bonne option si vous venez depuis Nice sans voiture. En revanche, il est moins pratique si vous prévoyez de ramener des achats lourds (huile d’olive, fromages, pâtes). Depuis Lyon, la voiture est nettement plus pratique.
Le marché de Vintimille (qui se tient le vendredi) est plus grand et historiquement plus réputé pour le shopping de vêtements et de maroquinerie. Le marché de San Remo est plus petit mais a l’avantage de son marché couvert alimentaire, réellement excellent pour les produits liguriens. Pour la gastronomie, San Remo gagne. Pour le shopping textile en volume, Vintimille reste souvent la référence des frontaliers. Les deux valent le détour pour des raisons différentes.
Les olives taggiasche sont une variété cultivée sur les collines de l’arrière-pays ligurien, autour de Taggia. Elles sont reconnues avec une appellation DOP. Ce qui les distingue des autres olives : leur saveur douce et légèrement sucrée, sans amertume agressive, et leur petite taille. On les utilise marinées à l’huile et aux herbes, mais aussi pour produire une huile d’olive extra vierge parmi les meilleures d’Italie. Si vous n’en avez jamais goûté, le marché couvert de San Remo est l’endroit pour le faire.
Oui, et autant être honnête sur ce point. Le marché extérieur compte aujourd’hui une proportion significative de stands proposant des imitations de marques de luxe, des bijoux vendus comme « argent artisanal » mais qui ne le sont pas, et des articles manufacturés venant hors d’Italie. Ce n’est pas propre à San Remo, c’est la réalité de beaucoup de marchés touristiques frontaliers. Il reste quelques vrais artisans italiens, notamment en maroquinerie. L’astuce : touchez, sentez, posez des questions sur l’origine. Les bons artisans répondent volontiers.
Oui. C’est un des avantages de ce marché sur beaucoup d’autres marchés touristiques de la région : il fonctionne toute l’année, semaine après semaine, sans interruption estivale ou hivernale. L’hiver, il est même plus agréable à visiter : pas de canicule, clientèle essentiellement locale, vendeurs moins pressés. Personnellement, j’y suis allée en novembre et en février et ce sont deux de mes meilleures visites. Le marché couvert alimentaire reste ouvert dans les mêmes plages horaires quelle que soit la saison.
La grande majorité des stands du marché couvert et du marché extérieur n’acceptent que le cash (espèces en euros). Quelques producteurs ont récemment équipé leurs stands de terminaux de paiement, mais c’est encore l’exception. Prévoyez systématiquement des espèces avant de partir. Pour une bonne visite gourmande, une centaine d’euros cash suffit largement pour rapporter olives, fromages, pâtes fraîches et quelques autres trouvailles.

